Arthur Stone, Bruce Cabot, Edward Ellis

Tough stuff from director Fritz Lang (M), making his first American film with this 1936 story of an innocent man (Spencer Tracy) who escapes a lynch mob and then orchestrates his apparent murd...( read more  read more... )er at their hands. Tracy is superb, and the film is uncompromising, until studio interference takes some of the wind out of Lang's sails right at the end. But as the portrait of a character who comes to reflect the destiny he is trying to avoid, this is still essential Lang and a pre-noir classic. --Tom Keogh

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Unrated, 93 min.

Directed by: Fritz Lang

Release Date: May 29, 1936

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DVD Release Date: May 10, 2005

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Flixster Reviews (111)


  • May 3, 2009
    it's still a powerful film about mob mentality and perhaps more about anarchism than lynching since it ignores the obvious racial issue. otherwise it seems a pretty glaring omission since at least 80% of lynching victims were black. i have to believe the studio wouldn't allow i...( read more)t to be referenced for commercial reasons. the film can also be read as anti-democracy given that the original title was mob rule. thx v :) mgm invades warner territory of socially conscious films. great performance by spencer tracy as everyman.
  • December 30, 2008
    One badass film from Fritz Lang. A little slow at the start, but boy what an ending.

    Worth it just to see Spencer Tracy go off the deep end.
  • August 18, 2008
    Good as far as I remember, but obviously not good enough for me to remember it very far...
  • December 2, 2007
    Not only one of Fritz Lang's best movies, but also one of the best revenge movies ever. The first 20 minutes or so epitomizes everything I don't really like about movies from the 30s--melodrama and slow pacing. But once the meat of the plot starts going its pure brilliance. The e...( read more)arly climax results in one of Spencer Tracy's best performances ever as a man bent on revenge and filled with pure fucking hatred. The last half is courtroom drama mixed with a morality tale as it points its finger at the mob mentality. Lang made a hell of an American debut with his first American movie and Silvia Sidney is so goddamned cute in this you'll want to start punching things.
  • September 18, 2009
    Outstanding original Fritz Lang film-noir and a wonderful Spencer Tracey.

    81/100
  • June 23, 2009
    "Two Lovers...Victims Of Mob Violence"


    Great Movies From Fritz Lang And Its Based on the story "Mob Rule" by Norman Krasna. Joe Wilson and
    Katherine Grant are in love, but he doesn't have enough money for them to get married.
    So Katherine moves across the country ...( read more)to make money. Through the course of the movie,
    Fritz Lang shows us how a decent and once civilized man can become a ruthless and bitter man.



    Joe Wilson: I am legally dead!
    Katherine Grant: If those people die, Joe Wilson dies too; you know that, don't you? Wherever you go, whatever you do.
    Joe Wilson: I'll give them a chance that they didn't give me. They will get a legal trial in a legal courtroom. They will have a legal judge and a legal defense. They will get a legal sentence and a legal death.
  • January 14, 2009
    En mai 1934, le producteur David Selznick, de passage en Europe, propose à Fritz Lang un contrat à la MGM. Il embarquent ensemble quelques semaines plus tard pour les États-Unis, pays que le cinéaste a visité quelques années plus tôt avant de tourner Metropolis. Pendant deux ans,...( read more) Lang travaille à des scénarios qui n'aboutissent pas, se fait refuser des projets et traîne dans les salons d'artistes en se plaignant de sa situation. Puis, au début de l'année 1936, le jeune producteur Joseph Mankiewicz convainc le studio que Lang est le réalisateur idéal pour mener à terme Fury, un film qu'il a imaginé avec le scénariste Norman Krasna. Lang rédige un scénario avec Bartlett Cormack, puis le tournage débute au printemps. Mais Lang a bien du mal à s'adapter aux méthodes américaines; il se brouille avec son équipe, puis avec son producteur, il tente d'imposer ses méthodes de travail, mais doit se plier à des exigences qui lui paraissent ridicules (les pauses déjeuners doivent être respectées à la minute près...). Comme le dira plus tard Mankiewicz, ce devait être fort difficile pour le sur-homme derrière Die Nibelungen et Metropolis de se plier à de telles pacotilles. Il mène quand même le projet à terme, et le résultat est un film saisissant, bouillant d'actualité et fort audacieux.

    Car il faut bien l'avouer, pour une première réalisation en sol américain, Lang n'y va pas de main morte. S'attaquant de front à un problème de société alors en pleine expansion, celui du lynchage et de la justice populaire, il fait en quelque sorte preuve d'un culot presque effronté. À peine débarqué d'Europe, il signe un film engagé au sujet controversé qui fera frémir les exécutifs de la MGM. Mais de fil en aiguille, malgré quelques scènes coupées et quelques idées abandonnées, il arrive à présenter au peuple américain une oeuvre coup-de-poing qui les frappe de plein fouet. L'histoire est assez simple: Katherine Grant et Joe Wilson projettent de se marier, mais doivent d'abord se séparer pendant un an afin d'économiser chacun de leur côté. Un an plus tard, alors qu'il est en route pour rejoindre sa fiancée, Joe est arrêté par l'adjoint du shérif local et emmené au poste pour subir un interrogatoire. On l'accuse d'avoir participé à l'enlèvement d'une jeune fille du village, puis il est retenu prisonnier. De rumeurs en ouïe-dires, la colère du peuple prend des proportions démesurées: il décide que Joe ne sera pas protégé par une justice trop clémente et qu'il doit payer pour son crime. Une foule immense et enragée assaille le poste de police pour lui faire la peau. Incapables d'atteindre sa cellule, les citoyens mettent le feu à la bâtisse en laissant Joe pour mort.

    Seulement il a survécu et il est bien résolu à venger cet acte de barbarie. Fury, c'est d'abord le récit de cette vengeance, de la désillusion qui s'empare d'un homme et le transforme en bête sauvage. L'interprétation de Spencer Tracy est mémorable. Autant le Joe d'avant l'incident, amoureux, doux, protecteur, droit, est crédible, autant celui qui s'extirpe des flammes, enragé, cynique, colérique, l'est tout autant, même davantage. Ici, Lang s'attaque à une situation bien précise, en perfectionnant les techniques qui ont fait sa renommée. L'économie narrative de M trouve ici sa continuité et son aboutissement logique. En quelques minutes, par une série de courtes scènes qui s'enchevêtrent parfaitement, Lang expose la montée de la hargne au sein de la ville, résultat de l'illustre "téléphone arabe", du bouche-à-oreille malfaisant. Les phrases sont courtes, l'essentiel seul est dit et montré. Pas de perte de temps, pas de dialogue inutilement bavard. Puis lorsque la foule en délire se rue finalement sur le poste pour lyncher le pauvre Joe, Lang se sert de son expérience sur le tournage des Nibelungen et de Metropolis pour mener une autre de ses illustres peintures de groupe, dirigeant la troupe d'acteurs et de figurants avec l'art et la rigueur qu'on lui connaît. Scène extrêmement angoissante, l'assaut du poste de police est un grand moment de cinéma.

    Film aux genres multiples, d'abord une amourette à l'eau de rose, puis une étude de foule, et enfin un drame légal, Fury est avant tout la dénonciation d'un mal qui ronge de plus en plus les entrailles de la nation américaine. Le procès des vingt-deux présumés lyncheurs en témoigne avec beaucoup d'énergie, et l'acharnement dont l'avocat fait preuve pour faire condamner les fautifs n'est que le reflet des convictions du cinéaste, qui a beaucoup lu sur le sujet. Le plaidoyer de l'avocat en témoigne, et lorsqu'il fait intervenir les chiffres et décline le nombre de cas de lynchage par année aux États-Unis, en brandissant un doigt accusateur vers la caméra, c'est un splendide coup de poing au visage! Ingénieusement réalisée, cette oeuvre qui n'a pas pris une ride se déguste comme un bon vin. Évitant d'identifier clairement les bons et les vilains, elle jongle constamment entre les deux pôles et pousse le spectateur à se poser des questions d'ordre moral. On peut reprocher à Fury une finale hollywoodienne, conventionnelle et bâclée, mais ce n'est que le résultat des pressions incessantes de Mankiewicz. Fury n'en demeure pas moins un chef-d'oeuvre, véritable résumé de l'art langien et absolument incontournable.
  • December 11, 2008
    nothanks not my kinda thing
  • October 22, 2008
    Spencer Tracy is great, but for me the drama/tension is never really there.
  • July 7, 2008
    nominated for best picture by NBR

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