frankjr19
Name Frank J
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Movie: Tin Drum, Betty Blue, Decalogue, Underground, Oldboy, Europa europa, Clockwork orange, Seul contre tous, Brazil, Black cat white cat, The Fountain, Naked Lunch, Z, Memento, Irreversible, Sympathy for Mr. Vengeance, Dr. Strangelove Or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb
Actor: Moritz Bleibtreu, Christian Bale, Jack Nicholson, Ewan McGreggor, Daniel Auteuil, Hugh Jackman, Jeff Bridges, Malcom McDowell, Bruno Ganz, Johnny Depp, Miki Manojlovic
Director: Emir Kusturica, Park Chan-Wook, Stanley Kubrick, David Lynch, Hayao Miyazaki, Darren Aronofsky, David Cronenberg, Ki Duk-Kim, Christopher Nolan, Bernardo Bertolucci, Krzysztof Kieslowski
Quote: "Laugh, and the world laugh with you. Weep, and you weep alone." - Oldboy.
About Me
Another favorite quote:

''You are an old man who thinks in terms of nations and peoples. There are no nations, there are no peoples! There are no Russians! There are no Arabs! There are no Third Worlds! There is no West! There is only one holistic system of systems. One vast and immane, interwoven, interacting, multi-variate... multinational dominion of dollars. Petrol dollars, electro-dollars, multi-dollars. Reichsmarks, rins, rubles, pounds and shekels! It is the international system of currency which determines the totality of life on this planet. That is the natural order of things today! That is the atomic and subatomatic and galactic structure of things today! And you have meddled with the primal forces of nature! And you will atone! Am I getting it through to you, Mr. Beale? You get up on your little 21 inch screen and howl about America and democracy. There is no America. There is no democracy. There is only IBM and ITT and AT&T and Dupont, Dow, Union Carbide and Exxon. Those are the nations of the world today. What do you think the Russians talk about in their councils of state? Karl Marx? They get out their linear programming charts, statistical decision theories, minimax solutions and compute the price-cost probabilities of their transactions and investments... just like we do. We no longer live in a world of nations and ideologies, Mr. Beale. The world is a college of corporations inexorably determined by the immutable bylaws of business. The world is a business, Mr. Beale. It has been since man crawled out of the slime. And our children will live, Mr. Beale, to see that perfect world in which there's no war or famine, oppression or brutality!'' - Network.

Heh.
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Frank's Recent Reviews

Y Tu Mama Tambien Y Tu Mama Tambien R 4.0 Stars
Réalisation osée, qui revête néanmoins un certain cachet pour ce qu'elle a causée en moi...
Good Boy, Bad Boy Good Boy, Bad Boy Unrated 4.5 Stars
Gachi Boy: Wrestling With a Memory - Norihiro Koizumi

(Absent sur Flixster)

Visionné dans le cadre du festival Fantasia 2008.

Le jour où j'aurai, devant moi, le sourire unique de Ryuta Sato me dévisageant d'une pochette emballée de Gachi Boy, vous pourrez être sûr que je ressortirai du commerce quelques minutes plus tard, le porte-feuille appauvri et le coeur enrichi.

De mémoire, il m'est impossible de comparer la magie du visionnement de Gachi Boy en salle de cinéma avec n'importe quel autre film. Ryuta Sato a rapidement conquis le coeur du public, et tous se sont appropriés sa quête et, durant plus de deux heures, ont fait de cette dernière une entreprise mémorable au cours de laquelle se succédèrent applaudissements effrénés, rires tonitruants et, pour certains comme moi, quelques larmes tergiversant au coin de la paupière. Jeune homme charismatique ayant perdu l'usage de la faculté mémorielle, Igarashi (Sato) se réveille chaque matin en ayant oublié la veille. Voué à une brillante carrière dans le domaine du droit, il prend rapidement conscience que seule l'empreinte de la douleur physique sur son propre corps lui permet de se sentir en vie.

Lorsqu'il caresse l'idéal de devenir lutteur, toute la salle se métamorphose en forgerons de ce rêve. Dans ce récit de vie merveilleux s'insère alors un sentiment d'américanisme, une certaine impression de déjà vu qui se retrouve dans n'importe quel film sportif du box-office. Mais attention, on est loin de traiter d'une sensation d'américanisme boiteux puisque cette dernière ne fait que renforcer l'intensité du long-métrage en maximisant l'impact des sentiments de l'auditoire. Naturellement, l'histoire se veut largement improbable, mais c'est juste cette même improbabilité qui nous permet de verser quelques larmes tant le miracle semble apparent.

Advenant une plus large commercialisation du film (traduction oblige), il n'en faudrait pas beaucoup pour bouleverser l'âme de l'Amérique moderne.
Do You Remember Dolly Bell? Do You Remember Dolly Bell? Unrated 4.5 Stars
Il n'y a pas que Midas qui savait changer le bois en or; Emir Kusturica en fait également partie.

En partant du prémice de base que Do You Remember Dolly Bell? nous expose encore une fois à une histoire typiquement traditionnelle, soit celle du jeune homme manipulé par la liberté qui se laisse sexuellement éduquer par une femme un peu plus expérimentée que lui, il faut véritablement admettre que Kusturica possède un don hors-du-commun. Car même si le scénario semble, a priori, n'être qu'un cliché, il ne faut que quelques minutes pour réaliser que Kusturica lui donne une saveur qui lui soit complètement propre.

L'efflorescence sensuelle qui en émerge se laisse conjuguer par l'intervention d'une musique divinement composée par Zoran Simjanovic et par une mise en scène digne des plus grands films de Kusturica. La relation entre le fils et le père ajoute également un intérêt grandissant au fur et à mesure que le jeune Dino (Slavko Stimac qui allait jouer 23 ans plus tard le héros principal de Life is a miracle) se laisse percuter de plein fouet par la réalité ambiante de Sarajevo et par l'ombre communiste qui y plane au-dessus.

À peine terminé que l'on souhaite déjà le réécouter à nouveau, enjolivé par cette touche mystique qui entoure encore une fois la réalisation d'un des grands hommes du cinéma contemporain.

Le réalisateur serbe redéfinit à merveille l'esthétique cinématographique, et c'est encore peu dire à mon avis.
Ghostbusters Ghostbusters PG 3.0 Stars
Ouan. Faut le voir quand on est jeune, j'imagine, et pas à 18 ans.
Cruising Bar (Meet Market) Cruising Bar (Meet Market) Unrated 3.0 Stars
Concept intéressant, quoique largement répétitif. Même si l'humour a su me faire sourire à quelques reprises, c'est bel et bien le jeu d'acteur de Michel Côté qui m'épate littéralement dans ce film. Ça demeure effectivement très léger, mais c'est hallucinant de voir à quel point Côté est capable de personnifier les 4 différents personnages avec une unicité qui lui est pourtant propre. À mon avis, ça ne fait que confirmer qu'il est le meilleur acteur québécois au pays, heh.
The Triplets of Belleville (Les Triplettes de Belleville, Belleville Rendez-vous) The Triplets of Belleville (Les Triplettes de Belleville, Belleville Rendez-vous) PG-13 4.0 Stars
Après la première moitié, on est véritablement en droit de s'attendre à un dessin-animé révolutionnaire qui fait de l'absurde et du silence les deux moteurs d'une entreprise burlesquement charmante. Par contre, le surplus d'action, prévisible sans être cliché, finit par prendre le dessus sur la couleur excessivement agréable des personnages. Il s'agit assurément d'un des meilleurs dessin-animés que j'ai vu; son originalité le démarque grandement des autres du genre.

Frank's Favorite Movies

Underground (1995) 1. Underground (1995) Unrated 5.0 Stars
Seen 2 times.

Il était une fois un pays... Et sa capitale était Belgrade, le 6 avril 1941...

Ce pays, c'est la Serbie, c'est l'ex-Yougoslavie. Ce pays, appelez-le comme vous le voudrez. Son nom a très peu d'importance, c'est son passé qui en a. Cette phrase, c'est la phrase d'entrée d'Emir Kusturica dans Underground, c'est la phrase qui précède l'entrée de deux dizaines de musiciens armés de cuivres et de trompettes, dévalant la rue à un rythme effréné, célébrant la révolution sous les liasses d'argent qui tombe du ciel. Cette phrase, c'est le début d'une des plus grandes oeuvres cinématographiques de tous les temps.

Le film est, d'abord et avant tout, divisé en trois parties de durées approximativement égales. Dans la première, La Guerre, on retrouve d'abord et avant tout Blacky, un escroc électricien, Marko, secrétaire du parti communiste de Yougoslavie et Ivan, adolescent et gardien du zoo de Belgrade, accompagné de son meilleur ami, le chimpanzé Soni.

Tout commence alors que le spectateur suit les traces d'Ivan, affairé à nourrir les tigres de son zoo... Et les bombes fusent, et le zoo est détruit, et Belgrade est meurtri. Les animaux s'enfuient, les Nazis bombardent la capitale; Belgrade devient un zoo humain. Marko, profiteur comme il est, convainc donc une vingtaine de personnes de venir se mettre à l'abri dans la cave de son grand-père, un vrai bunker sous terrain. La population se reproduit, un village version miniature prend vie. Ils y fabriquent des armes pour la révolution de la Yougoslavie, tandis que Marko se sacrifie en haut et organise un réel trafic d'armes.

Entre-temps, les Alliés l'emportent sur l'Allemagne, et la 2ème Guerre Mondiale prend fin, comme l'histoire nous l'a appris. Seulement, Marko ne le dira pas à ses amis dans la cave... Et continuera plutôt de les exploiter pendant 20 ans encore, entretenant l'illusion de la terrible guerre qui gronde au-dessus d'eux, utilisant leurs armes pour créer un véritable trafic d'arme qui le fera devenir riche. Ils y resteront enfermés jusqu'en 1992, alors que la Guerre Froide sera à son apogée. Et tous auront à assister à la mort et à la déchéance de leur pays, et personne n'échappera au plongeon du délire, à l'apothéose de la débauche.

Par Underground (1995), Kusturica nous offre un autre épisode de la vie de la Yougoslavie, un chef-d'oeuvre douloureux pour l'âme, usant à merveille de la poésie visuelle, comme il s'en servira d'ailleurs plus tard dans Black cat, white cat (1998) et La vie est un miracle (2004). On songera d'ailleurs à la présence d'une colombe sur un tank de guerre, parfaite illustration de l'oeuvre.

Kusturica allie brillamment réalité et fiction, et c'est là que le débat de la dualité déploie ses ailes et prend son envol. Des montages historiques réels et fictifs s'entrecoupent, ajoutant Marko dans de grands évènements historiques, ajoutent tout d'abord de la crédibilité à l'?uvre. Mais le plus fort est encore à venir, alors que le spectateur se retrouve confronté à une puissante mise en abîme, tandis que Marko devient un leader politique important et qu'un réalisateur veut tourner un film sur son histoire et sur celle de Blacky, ce héros national ''mort'' pour sa patrie il y a 20 ans.

Bien sûr, le film est un ''tantinet'' faussé, puisque le script se base sur le point de vue de l'hypocrite Marko. Un film dans un film. Pastiche du scénario d'Underground ou pastiche de Kusturica lui-même? On assiste également à une autre dualité tandis que la première moitié du film traite de la guerre, mais est incroyablement joyeuse, ponctuée de musique entraînante et de rires éclatants, alors que la deuxième partie, alors que la guerre est terminée, se veut incroyablement dramatique et douloureuse, alors que tous auront à vivre la désillusion de 20 années de mensonges.

Plusieurs thématiques sont constamment exploitées tout au long de la réalisation, mais celles qui retiennent le plus notre attention sont l'utilisation de la musique et l'utilisation du burlesque. La musique est effectivement omniprésente tandis qu'une troupe de musiciens suit nos deux héros principaux tout au long du film, musique qui donne clairement le ton à l'oeuvre. Mais le burlesque - ah! le burlesque - fascine réellement. La guerre y est parfois dédramatisée à un tel point (Marko se masturbant et ne pouvant éjaculer que lorsque Belgrade se fait bombarder) et, au contraire, la paix y est parfois si atrocement décrite (un des derniers plans montre Jésus sur la croix, tête en bas, prouvant que même Dieu a abandonné la Yougoslavie) que Kusturica nous tient suspendu par l'iris pendant presque trois heures, notamment avec des dialogues épicés et réfléchis, et deux acteurs principaux qui sont franchement à couper le souffle.

Et dire qu'il existe une version allongée de plus de cinq heures de ce film...

Dieu que c'est douloureux pour l'âme.
Betty Blue (37°2 le matin) 3. Betty Blue (37°2 le matin) Unrated 5.0 Stars
Seen 2 times. Au début, ça nous prend un peu au dépourvu, tout ce réalisme poignant, cette jolie extravagance qui nous surprend un peu les culottes baissées. Seulement, Betty est tout un phénomène, et bien plus qu'on ne l'imagine. D'autant plus que Zorg s'éprend facilement d'elle, avant d'assister, en même temps que le spectateur, à la plus triste des métamorphoses du monde: celle de la folie. La progression est lente, mais remarquable. On la sent qui gagne toujours un peu de terrain, on la sent qui s'étale sur trois heures de réalisation, on la voit ricaner seule dans son coin. Et on croit que Betty la vaincra. Mais on a tort. Flot de frissons.
I Stand Alone (Seul contre tous) 4. I Stand Alone (Seul contre tous) Unrated 5.0 Stars
Seen 2 times. Impossible de comprendre comment, à la première écoute, je n'ai pu me laisser enivrer par la réalisation délirante de Gaspar Noé qui signe un essai sur l'allégorie de la Morale appliquée à une France discordante. Boucher, tes réflexions m'ensorcèlent, j'y plonge, et il me semble te comprendre. Certes, je ne partage point ta vision, mais que tu oses si ouvertement ouvrir ton âme devant nous, simples spectateurs de ta misère, ça m'émeut à un point tel que des millions de frissons me parcourent l'échine chaque fois que ta langue devient vulgarité assassine.
A Clockwork Orange 5. A Clockwork Orange R 5.0 Stars
Seen 4 times. Tout d'abord, un personnage: Alex de Large. Un homme à deux faces, comme nous l'indique le tout premier plan du film. Accompagné de ses trois drougs, Pete, Dim et Georgie, Alex carbure à l'ultra-violence, il suinte la cruauté et en retire sa jouissance. Sans aucun respect pour la moralité, Alex brave l'autorité sans vergogne et devient une déception pour tout son entourage, sauf pour lui-même. D'un autre côté, c'est pourtant un jeune homme poli, intelligent, civilisé et tout de même assez joli, sans compter qu'il se pame constamment en admiration devant la splendeur de Beethoven. Même s'il correspond au profil-type du représentant idéal de sa génération, c'est-à-dire un adolescent s'échappant au contrôle de la société et se soustrayant à l'autorité parentale, Alex est probablement né dans le mauvais siècle: c'est gladiateur qu'il aurait dû devenir, jouissant du meurtre de ses rivaux. Par la suite, une société en perdition: Dublin. Véritable décharge humaine d'Islande, cette ville est mise à feu et à sang par les gangs de rues dans un univers corrompu par la violence et l'apocalypse. C'est un monde crasseux qui s'empeste lui-même dans l'apogée de son pathétisme. L'ordre est inexistant, au même titre que l'équilibre et la raison. Dans un monde où la guerre est une mélodie et la haine un violon, dans un monde où la décence n'existe plus et où la culture est désacralisée, c'est la loi de jungle. Un véritable zoo humain, là où l'on attend que le crépuscule tombe pour aller divinement assassiner une jolie petite proie. « Bah quoi, faut s'amuser dans la vie. » Alors, si on place le personnage ET la société ensemble, ça ne fait pas bon ménage. Ou peut-être au contraire, justement, cela fait un peu trop bon ménage. Car dans une telle société, il est évident que seul l'égoïsme importe, que seul le plaisir individuel prime. La considération pour autrui est donc abolie et même que, au contraire, la souffrance d'un pair est souvent nécessaire à cette jouissance personnelle. Et comme la majorité de la collectivité (du moins, de celle que nous présente Kubrick à l'écran) pense de la même manière, c'est donc dire que de telles théories deviennent rapidement moralement acceptables. Pour Alex, l'argent n'est même pas une source de motivation: seule la torture pure et simple en est une. Un tempérament épicuriste poussé à l'extrême, éviter le surplus et prendre uniquement de ce qu'on a besoin. En considérant, bien sûr, que ce qu'Alex a besoin est complètement inhumain. Entre autre, le viol est l'un des crimes de prédilection d'Alex, car il lui permet de multiplier les souffrances autour de lui et, par le fait même, de décupler son plaisir. La destruction est un art et celui qui détruit doit jouir, en retirer un plaisir absolu. D'ailleurs, selon Alex, le « tragique » de cette histoire ne débute que lorsqu'on l'emprisonne, c'est-à-dire lorsqu'on le prive de la possibilité de jouir de ses plaisirs personnels. Seulement... Est-il possible de penser qu'une telle société ne soit pas si éloignée de la nôtre? Serait-ce plausible que ce Dublin des années 1970 possèdent plusieurs similarités avec l'Amérique du Nord des années 2000? À bien y repenser, la majorité des critères peuvent aisément s'appliquer à l'idéologie moderne. Comme remarqué dans le film, les idéologies divergent au point de vue de l'attribution du pouvoir. Alex est convaincu que ses drougs ne pourraient fonctionner adéquatement sans le concours de sa propre autorité. Quant à eux, les drougs estiment que le règne d'Alex a assez duré et ils fomentent, en quelque sorte, une révolte selon laquelle chacun aura son mot à dire dans le futur. Le règne de la dictature versus celui de la démocratie. À ce moment-là, Alex n'hésite pas à diviser par la violence pour mieux régner, il s'empresse de faire comprendre aux autres qu'il est bel et bien le seul qui est apte à penser et à diriger. Même le sexe est déshumanisé dans cette société: tout est en avance rapide, la magie est inexistante, l'intérêt est dilué... La religion est devenu un exutoire simulé, une forme d'hypocrisie à adopter si l'on veut entrer dans les bonnes grâces des instances militaires et politiques. Les médias sont devenus l'absolue vérité, ce qui est écrit apparaît automatiquement vrai pour celui qui le lit. Par exemple, les parents d'Alex ne parviennent à le pardonner qu'à la toute fin, tandis qu'ils ont enfin pu lire dans le journal que leur fils avait subi beaucoup d'injustices. Bref, une société en perte de repères. Ça vous dit quelque chose? Le gouvernement n'hésite d'ailleurs pas à y aller de mesures extrêmes, lui aussi pour parvenir à ses fins: le comble de l'individualisation de la collectivité. En effet, dans le but d'éradiquer la violence (un projet fastueux), les dirigeants n'hésitent pas à vouloir purifier la société d'un seul trait. Plutôt que de procéder à l'aide de la psychologie passive, on emploie immédiatement la manière forte: le lavage de cerveau. L'homme, Alex en question, devient alors une bête de cirque, il s'emploie involontairement à la masturbation du gouvernement rien que dans le but de vouloir sortir au plus vite de prison; il cesse d'avoir le choix moral et il renonce à sa volonté. L'État n'éprouve donc aucun remords à éradiquer l'éthique afin de maximiser ses revenus et de redorer le blason de son image. Où sont alors définies les frontières entre le bien et le mal lorsque même le régime qui nous gouverne prône des valeurs corrompues? À ce moment-là, est-il possible pour Alex de regénérer son libre arbitre? Peut-on donner un second souffle à la moralité? Pourtant, le spectateur assiste à un retour d'ascenceur cruel tandis que Alex, dorénavant « guéri », se fait « maltraiter » par ses parents, ses amis et ses anciennes victimes. N'ayant causé que de la haine toute sa vie autour de lui, le hasard le ramène sur le sentier de la souffrance causée à autrui. C'est donc dire que Alex, lorsqu'il était immoral et n'en faisait qu'à sa tête, jouissait d'une société qui le craignait et, par conséquent, qui le respectait. Maintenant devenu davantage « moral », la société est injuste envers lui et n'hésite pas à le faire souffrir par n'importe quel moyen. Il faudra attendre que Alex redevienne immoral, à la toute fin, pour que le bonheur personnel revienne et que tout s'arrange au bout du comtpe. Vaut-il donc mieux être égoïste dans ce cas-là? Clockwork Orange, il n'y a pas à dire, est un film révolutionnaire. En 1971, certains y auront certainement perçus une invitation à la débauche, au même titre que d'autres téléspectateurs se retrouvèrent probablement effrayés par l'image d'un monstre adultant les symphonies célestes de Beethoven. Effrayés que quelqu'un ose enfin mettre sur écran une société qui n'éprouve aucun remords à se terrer dans l'hypocrisie, une société qui ne se gêne pas pour illustrer l'absurde de l'humanité, une société qui se morfond dans une agonie intolérable et incontrôlable... Pourtant, Kubrick se sera tout simplement contenté de tirer les ficelles d'un énorme miroir. Celui de notre société.
Black Cat, White Cat 6. Black Cat, White Cat R 5.0 Stars
Si Zivot je cudo (La vie est un miracle) m'avait atrocement déçu, d'autant plus que certains le considéraient comme étant le chef-d'oeuvre par excellence de Kusturica, Black cat, White cat est, pour sa part, un réel succès. S'apparentant presque à mon amour pour Underground, l'enivrement que j'ai ressenti tout au long du film m'a totalement charmé, et je ne peux que rêver lorsque je repense à toutes ces musiques envoûtantes, à ces métaphores visuelles éclatantes qui ne laissent jamais de répit au public, à ces personnages qui nous font tant rire et sourire! Car oui, Black cat, White cat est d'abord et avant tout une comédie, contrairement à l'aspect un tantinet dramatique de Underground, et il est évident que le cinéma serbe prend encore davantage d'ampleur dans mes goûts personnels. Il n'y a plus de doute: Kusturica est un Dieu.

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Frank's Talk

  • thomasoa2000
    hi
    posted 15 days ago
  • thomasoa2000
    hello
    posted 15 days ago
  • oreomoviejunkie
    I recommend you see...
    Arrancáme la vida Arrancáme la vida
    4.0 Stars by Oreo
    Excelen adaptation of the book by Angeles Mastretta. It's the best mexican movie I've seen in quite a few months (last one being La Ley de Herodes, but that's a whole different movie). The movie didn't altered the original story, but kinda cut off many subplots. Daniel Gimenez Cacho gave a hell of an interpretation, and the whole ambientation and production is excellent.
    posted 16 days ago
  • onomatopee
    C'est juste pour te dire que je viens de faire ajouter Un 32 août sur terre. :)
    posted 31 days ago
  • jessy137
    Tu es l'oxygène de chacune de mes inspirations.
    posted 48 days ago
  • jessy137
    Je t'aime aussi mon critique favori!
    posted 48 days ago
  • jessy137
    I love you,
    You love me
    We're a happy family
    lalala la la la lalalalala la lalala la la la la

    ;) (K)
    posted 49 days ago
  • oreomoviejunkie
    I recommend you see...
    The Thief of Paris (Le Voleur) The Thief of Paris (Le Voleur)
    3.5 Stars by Oreo
    A nice and elegant vengeance. Belmondo gives another fine performance, and the whole setting was quite accurate and pretty. Even though it's a little bit slow, it's still quite enjoyable.
    posted 50 days ago
  • oreomoviejunkie
    I recommend you see...
    The Thief of Paris (Le Voleur) The Thief of Paris (Le Voleur)
    3.5 Stars by Oreo
    A nice and elegant vengeance. Belmondo gives another fine performance, and the whole setting was quite accurate and pretty. Even though it's a little bit slow, it's still quite enjoyable.
    Really nice movie, try to check it out, Belmondo doesn't let you down, and the movie has such a nice story there.
    posted 50 days ago
  • pandapunk55
    hey wats up
    posted 51 days ago
  • nikkilujan
    hello
    posted 53 days ago

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