Du grand art, adapté d'une pièce majeure de la dramaturgie française, porté tout du long par un Gérard Depardieu au flair démesuré et à langue bien pendue. Les épées virevoltent et notre coeur bat la chamade tant le plaisir s'impose.
Un coup de (et au) coeur intemporel, et immortel. Parce que la magie que l'on s'y réapproprie. Parce que les petits riens qui font toute la différente. Parce que Tautou. Parce que Jeunet. Parce que l'enfance. Parce que le bien, en nous et autour de nous.
La réussite de ce film est en grande partie redevable à la brillante progression dramatique du scénario de Tom Schulman, mis en images avec délicatesse par Peter Weir. Si tous les jeunes acteurs ne sont pas du même calibre (Robert Sean Leonard transcendant toutefois le drame de la trame), on sent qu'ils ont compris la force du message, ce qui transparaît dans leur jeu. Mais c'est Robin Williams qui, dans un accès de génie, offre la performance la plus aboutie, toute en lucidité.
Une oeuvre exceptionnelle à la poésie douloureusement nécessaire.
Un film truffé de petits clins d'oeil, léché, très théâtral. Les 8 interprètes de renom ont chacune droit à leur moment de gloire, mais pas nécessairement en chantant. Un bel hommage aux dames.
Un film de maître, parfois brouillé dans ses fuseaux horaire. Et des non professionnels marocains de donner des leçons d'acting à Brad Pitt. Pendant que plusieurs âmes en peine peuvent aisément se passer de langage pour nous donner accès à leur part tragique.
Du Scorsese à son meilleur, avec des dialogues ciselés à l'ironie près, une distribution cinq étoiles qui mérite son statut et une violence qui ne saurait souffrir qu'elle nous laisse de glace. Vraiment réussi !
Amitié virile, répliques magiques, acteurs sensibles, dont un Serge Thériault formidable, une musique enjouée et beaucoup de tendresse. Louis Bélanger a le talent précieux d'en faire plus avec moins. Un très beau film.
Une bulle de fantaisie, à laquelle on a reproché bien des excès de morale, mais le tout est fait avec tant de bonne volonté que ça ne m'a jamais apparu casse-pieds, mais plutôt rigolo et abouti.
Le mythe prend du galon et de l'étoffe. Les dilemmes aussi. Maguire a pris de l'assurance, tout comme les concepteurs visuels. Il y a bien le vilain interprété par Molina, fort talentueux au demeurant, qui manque parfois de mordant, mais l'ensemble est planant.
Baie-Comeau connaît des remous mystérieux, pendant que les personnages font de même, ne se dévoilant qu'à moitié, tout intrigants qu'ils sont. Et c'est très bien ainsi. Le mariage des genres consommé, vous pouvez embrasser la marée.
La structure du film freine et retarde notre empathie. N'empêche que la moralité est ici bousculée. C'est déroutant, dérangeant, mais ça a tout à fait sa raison d'être.
Ce n'est pas un film de guerre comme les autres. La composition des images et la musique sont fantastiques. Et la distribution s'impose dans un récit existentiel bien ficelé, à commencer par un Jake Gyllenhaal percutant.
Une intrigue riche sous forme de puzzle de gens ordinaires aux destins extraordinaires, campés par des acteurs qui ne font rien à moitié. Le touchant Jean-Pierre Cassel y effectue d'ailleurs un de ses derniers tours de piste (en fauteuil, mais tout de même !).